Biennale de Photographie de Liège 11/04 (1/2)

Motivée par le petit magazine « Let’s Motiv’ » (qui porte donc bien son nom) qui évoquait les expositions de la 7eme Biennale internationale de photographie de Liège, je me décide à partir pour Liège. Autant pour le dimanche 11/04, je suis trouvé une rimbambelle de compagnons de voyages – on a même affrêté un mini bus…bon d’accord c’était juste un Picasso dont le chauffeur nous venait tout droit de Biennale de Photographie de Liège 11/04 (1/2) dans Culture culture... 18Lille. Autant le 18 avril, je n’ai su transmettre mon élan de motivation et me suis résolue à retourner à Liège toute seule, accompagnée du soleil cette fois…En fait c’est juste parce que je suis radine et que j’avais acheté un pass à 15 euros le dimanche d’avant, donc je voulais le rentabiliser!

 Il faut dire que dimanche 11 avril, les expos qu’on a vu n’était pas non plus passionnantes.

Au Grand Curtius, pour l’expo conçue dans le cadre des échanges avec Berlin et l’Allemagne, je conseillerai uniquement Thorsten Brinkmann pour ses autoportraits et installations burlesques.

Au Musée d’Art Wallon (le MAW..beaucoup plus classe que MoMa comme sigle je trouve…ça fait chef indien)…A retenir:

lippoth_22_bg dans Culture culture...

Achim Lippoth et sa série L’homme machine qui reprend des portraits de très jeunes gymnastes chinois.

A la base, photographe publicitaire et de mode centré sur l’enfance, Achim Lippoth attire cependant très vite l’attention des milieux artistiques grâce à un travail audacieux où le traitement visuel de l’enfant oscille entre idéalisation de l’âge tendre et ambiguïté foncière de ses modèles. L’Homme machine (2001) documente le contrôle inouï et la discipline sans faille qui sont exercés par et sur ces jeunes Chinois qui, dès leur tout jeune âge, sont entraînés à devenir des gymnastes d’élite. Corps modelées par l’exercice, regards concentrés, maîtrise de la souplesse et de la force donnent l’image d’une société et de ses valeurs imprimés littéralement sur l’anatomie de l’enfance.

 Julien Berthier pour son très beau lustre en perpétuel tournoiement. Dans « Révolution Light », il matérialise également, par le choix de l’objet – le lustre comme modèle du confort bourgeois- autant que par son titre, la promesse ironique d’une révolution légère. (voir photo dans l’album sur Liège)

Edouard Levé  pour son travail en studio à recréer des scènes de pornographie ou de sport.  image2-2

Pures reconstitutions photographiques, les séries « Pornographie » (2002) et « Rugby » (2003) ne révèlent ni l’érotisme cru ni l’agressivité sportive auxquels on pourrait s’attendre. Selon le principe de la « neutralisation par soustraction » Edouard Levé a composé ces images oniriques en studio avec des figurants. Les personnages sont figés comme des poupées mécaniques, comme des natures mortes en pleine action. Aucun détail anecdotique ne vient s’ajouter à la mise en scène exsangue, tirée au cordeau, réduite à un code minimal qui ôte à la communication tout le superflu et partant, toute résonnance vivante.

Mention spéciale  à Alexandre Perigot pour sa Kill Kill choregraphy. Perigot travaille à débusquer les signes de la spectacularisation de notre société, mimant à notre intention les multiples codes par lesquels nous nous positionnons dans l’imaginaire. Perigot développe un travail révélant et déjouant les mécanismes de starisation et d’identification en proposant une « désillusion par rapport à l’illusion », en dévoilant l’arrière du décor. Au travers de la dimension ludique, ses installations et ses vidéos pointent les artifices d’une identité d’emprunt, les rapports que chacun de nous entretient avec la représentation médiatique et l’image idéalisée d’un quotidien fétichisé.  « Kill kill chorégraphie » (1996) participe de cette réflexion. Pour tourner cette vidéo, Perigot a demandé à une vingtaine de personnes de jouer leur propre mort devant la caméra : une mort violente due à l’impact d’une balle. Leurs attitudes sont en général fortement théâtralisées et issues des modèles largement diffusés par l’industrie cinématographique. La scène nue d’un gymnase, le comique de répétition, les effets de chorégraphie et le montage dense réalisé par Perigot mettent en relief le jeu de l’identification, l’artificialité de la mort dramatisée et la fiction inhérente à nos projections.

La suite de la BIP dans un prochain post…

 


Répondre

nath44 |
PingPong Chine |
Griffonne sur la route |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les petits marcheurs
| Visages d'un Monde
| camping la girelle collioure